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mauvaise intention1. » Le 4 juillet, le duc d'Estrées écrivit à Pomponne : « Je n'ai point encore eu de nouvelles de M. l'archevêque d'Ambrun sur le décret de signature de justice qu'a obtenu madame l'abbesse de Sainte-Glassinde de Metz, et sitôt que je serai informé de ce qu'il désire que je fasse, je ne manquerai pas de m'y employer comme je le dois. Le pape et le sacré collège ne devront pas être surpris que le promoteur de M. l'archevêque en ait appelé comme d'abus au parlement de Metz, puisque j'ai fait connaître si souvent à Sa Sainteté et à MM. les cardinaux, selon les occasions qui s'en sont rencontrées, que Von ne reconnaissait en aucune manière en France les congrégations de Rome, et que par cette raison les décrets qu'elles pourraient donner seraient toujours fort inutiles et sans aucun effet2. »
Servient signala aussi la mauvaise intention du pape, qui exclut le cardinal Cibo de la congrégation chargée d'examiner les mémoires susdits. Il était étrange, remarqua Servient, que celte affaire se négociât hors du palais, et qu'elle lut examinée par le Père Lauria, religieux napolitain de l'observance de Saint-François; élant dévoué avant tout aux intérêts de son ordre, ce religieux ne pouvait qu'être contraire aux urbanistes, et de plus il était un des Napolitains les plus attachés à l'Espagne. L'hostilité du pape était donc manifeste3.
Dans sa dépêche du 17 juillet, le duc d'Estrées raconta au roi que le pape persistait toujours dans son refus, mais sans invoquer, comme avant l'envoi des mémoires, le motif de sa conscience. Le duc démontra même à Sa Sainteté que sa conscience devait, au contraire, lui faire un devoir d'accorder ce que le roi demandait. « Le pape dit que, si Sa Majesté voulait consentir de nommer à
1. Le duc d'Estrées au roi, le 1 juillet 1671) (Correspondance de Rome, t. CCLXI, p. 124-132).