Le même au même, le 9 mai 1679 {ibid., p
assurer maintenant du contraire, dont je ne doutais pas qu'elle ne jugeât bien elle-même, puisque Votre Majesté et les rois ses prédécesseurs avaient nommé aux couvents de cet ordre, selon que j'avais assuré Sa Sainteté quelquefois qu'il y en avait plusieurs exemples, et que les abbesses avaient été perpétuelles jusqu'au chapitre des cordeliers, tenu à Saint-Quentin en l'année 1639, dans lequel ils avaient par leur intérêt particulier fait régler la triennalité, et qu'ainsi Sa Sainteté ne pouvait pas s'opposer à ce droit de Votre Majesté, établi depuis si longtemps et interrompu seulement depuis quelques années, sans lui faire tort, et que, pour faire connaître à Sa Sainteté que c'était une justice et non pas une grâce que je demandais, j'aurais l'honneur de lui dire que Votre Majesté n'avait point besoin d'induit pour nommer aux couvents de cet ordre, et qu'il suffisait que Sa Sainteté accordât les bulles sur les nominations de Votre Majesté, comme il se pratiquait à l'égard des autres couvents de filles qui n'étaient pas dans cet ordre. Il me parut que ce discours avait fait beaucoup d'impression sur le pape. Il me répondit qu'il souhaitait fort de pouvoir donner cette satisfaction ta Votre Majesté, et qu'il verrait les mémoires qui m'avaient été envoyés. On les a mis en italien pour cet effet l. »
Le 30 mai, Servient envoya un nouveau mémoire à Pomponne2.
Le 26 juin, une congrégation se tint chez le cardinal Ottobon pour examiner les mémoires remis au palais par le duc d'Estrées. Plusieurs, comme Slusius, y reconnurent la nouveauté de la triennalité et l'ancienneté du droit du roi à nommer les abbesses; d'autres soutinrent que la perpétuité des abbesses n'avait pas été générale, mais seulement pour une partie des couvents, « ce qui marque, dit le duc d'Estrées, une profonde ignorance et une