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de la religion, notamment contre l'hérésie dans son royaume, lui donnait de droits à la grâce qu'il sollicitait1.
Pendant ce temps, le cardinal Cibo, n'osant souffler mot au duc du bref du 19 juillet, lui manda d'une manière très embarrassée « que l'affaire des urbanistes était en un état qu'il n'en pouvait reparler à Sa Sainteté. » Le cardinal Vidoni, protecteur des Églises de Pologne, avoua au duc que le pape, en consentant à accorder des bulles à quelques couvents, ne pouvait plus fonder son refus sur un motif de conscience, et il lui promit de faire ressortir aux yeux de Sa Sainteté la force de cet argument2.
Dans sa dépêche du 29 septembre au duc d'Eslrées, Louis XIV déclara maintenir sa demande comme fondée en justice5. Le 1er novembre, Servient avertit Pomponne que cette affaire resterait sans solution sous le pontificat d'Innocent XI, et que, si l'on voulait la terminer en France, il fallait le faire en agissant énergiquement et sans traiter avec Rome \ Le même jour, le duc d'Estrées manda au roi que, d'après une assertion du cardinal Cibo, « le pape voulait bien que l'affaire des urbanistes fût examinée de nouveau par des personnes qui n'auraient point été des deux congrégations qui avaient décidé contre. » Le duc, étant persuadé que le but de cet expédient était de confirmer la décision de ces deux congrégations, réclama le droit de s'y faire représenter, ce qui lui fut accordé5. Mais, lorsqu'il s'agit d'en venir à l'exécution, le pape ne parla plus ni de la conférence projetée, ni de la représentation du duc d'Estrées à cette conférence. Le cardinal Cibo, qui faisait toujours l'étonné lorsque le duc avait à subir un mécompte de la part de la curie, ne manqua point de jouer son rôle dans cette