‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 27 sur 373 · Ibïd.. p · texte numérisé non relu

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d'Estrées lui avez demandé de ma part, avec tant de justice, au sujet de ma nomination aux évêchés de Pamiers, Castres et Glermont, je renversasse V usage et les maximes de tout temps établies en France, pour empêcher que ma cour du parlement et la faculté de théologie ne fassent leur devoir et ne s'opposent à l'introduction des abus et nouveautés. C'est ce qui me fait d'autant plus approuver ce que vous avez dit au pape de l'archevêque de Strigonie, pour faire voir à Sa Sainteté le peu d'estime qu'elle doit faire des décisions de ce prélat1. »

Le 20 avril, le duc d'Estrées écrivit au roi qu'il se demandait comment, en vérité, le pape pouvait être « en repos de conscience sur le refus des bulles de l'évêché de Pamiers, qui était si injuste"2. » Mais tous ces étonnementset ces déclarations n'aboutissaient à rien. Louis XIV, aux abois, consentit jusqu'à faire faire desproposilions indirectes à Certes. En effet, le 29 juin, il manda de Buswillers au cardinal d'Estrées que ce Cerles se rendait à Rome; il pria Son Éminence de tâcher d'obtenir de lui qu'il se démît de son vicariat général, lui promettant une récompense, sans vouloir toutefois s'engager à aucun pacte simoniaque3. Le 24 août, Louis XIV approuva la proposition que ce cardinal lui avait faile de rédiger « le projet d'une lettre qui pourrait être écrite par MM. de Castres et de Clermont, pour faciliter au pape le moyen de revenir4. » Donc, pendant que le pape empiétait sans cesse et gagnait du terrain, Sa Majesté se creusait la tête en expédients pour pouvoir lui faire de nouvelles avances.

Le 19 octobre, le cardinal Cibo raconta confidemment au duc d'Estrées que « Sa Sainteté, lui parlant d'envoyer le jubilé en France, lui avait fait écrire en sa présence un billet, pour se souvenir de ne l'envoyer pas à M. l'ar-

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