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chevêque de Toulouse, parce qu'elle le tenait excommunié. » Le duc protesta contre cette prétendue excommunication, « que Sa Sainteté, dit-il, allègue sans aucun fondement1. »
Le 48 avril 1684, le cardinal d'Estrées avertit le roi que le pape se proposait de combler les évêchés vacants, à l'exception de ceux de France ; en conséquence, il engagea Sa Majesté à fixer au pape un temps limité pour l'expédition des bulles, et à lui faire savoir par le nonce que, si ce laps de temps n'était pas pris en considération, « Votre Majesté ne pourrait plus s'empêcher d'entrer dans les moyens que ses évêques et ses parlements lui ont déjà proposés, et que par un excès de patience elle a voulu suspendre jusqu'à cette heure2. » Au commencement du mois suivant, le cardinal Cibo fit dire aux d'Estrées que le pape ne pouvait pas pourvoir les Églises de France, mais qu'il le ferait dès qu'on lui proposerait des sujets idonei; « que cette idonéité devait être connue de Sa Sainteté et non d'autres3. »
Dans sa dépêche du 14 juillet 1684, le cardinal d'Estrées raconta que le nonce Ranucci avait écrit au cardinal Cibo, à propos du discours pressant que Croissy lui avait tenu touchant la vacance des évêchés du royaume; que le cardinal Cibo avait communiqué cette lettre au pape, qui avait répondu : « Qu'ils en nomment d'autres et non ceux qui n'ont pas de saine doctrine; nous n'avons pas de difficulté pour les autres4. » Sur quoi le cardinal d'Estrées ajouta : « Dès aussitôt que la trêve que tout le monde croit à présent indubitable sera publiée, je crois, sire, qu'il ne faudra pas différer de présenter à Sa Sainteté le mémoire dressé, il y a près de vingt mois, et d'entrer soli-