Ibid., t. CCLXVII, p
lorsque l'on en voudrait faire une règle générale, et qu'elle en avait écrit ainsi à M. le cardinal Grimaldi *. »
Arnauld, qui avait quitté Paris au mois de juin 1679; s'était réfugié d'abord à Mons, puis à Bruxelles, où il était protégé par Jean de Néercassel, évêque de Castorie et ami de Bossuet. Les dernières attaques dont Port- Royal avait été l'objet, l'avaient décidé à rentrer dans la lice, contrairement à l'avis de Nicole, qui aurait voulu le réconcilier avec l'archevêque de Paris. Arnauld prit alors parti contre les régalistes, et soutint Innocent XI ainsi que les évêques dAlet et de Pamiers.
On lit dans une dépèche du duc d'Estrées à Louis XIV, le 20 février 1680 : « Le cardinal Cybo m'a informé que l'on avait mandé samedi dernier à l'internonce de Bruxelles, où l'on avait su ici que M. Arnauld et d'autres jansénistes étaient arrivés, d'observer exactement toutes les démarches qu'ils feraient et les habitudes qu'ils pourraient avoir, pour en rendre compte ; et qu'il paraissait que le roi d'Espagne n'était pas bien aise qu'ils demeurassent dans ses Etats, pour les mêmes raisons qui avaient obligé Sa Majesté à ne les souffrir pas dans son royaume2. »
Au mois d'avril suivant, le duc d'Estrées fit remarquer au cardinal Gibo qu'Aruauld à Bruxelles avait une entente avec Lupus et autres gens de la cabale, et il lui témoigna de la surprise que l'internonce de celte ville n'eut encore rien pénétré à ce sujet. Cibo, qui était sans doute mieux renseigné que le duc ne le pensait, parla alors de l'archevêque de Malines et lui apprit qu'il paraissait vouloir se soumettre à ce que le pape désirerait