Ibid.,p
de lui l. Le 11 mai, l'internonce susdit manda à Rome « que le duc d'Aremberg, gouverneur de Mons, lui avait fait entendre que M. Arnauld élait demeuré en ce lieu-là plusieurs semaines, si retiré que l'on était en doute si c'était lui ou quelqu'un de ses amis; qu'il y avait environ deux mois qu'il en était parti pour aller du côté de Liège, et que, selon l'ordre qu'il avait reçu de Son Éminence de prendre bien garde à ce que ferait M. Arnauld et de l'en informer, il en avait averti le nonce de Cologne, afin qu'il donnât au cardinal Gibo les connaissances qu'il en aurait 2. »
Le 14- juin, Louis XIV répondit de Fontainebleau au duc d'Estrées : « Les voyages du sieur Arnauld à Bruxelles et les intrigues que les émissaires de sa cabale continuent de faire à Rome, marquent assez qu'ils y trouvent encore de grands appuis et qu'ils se flattent de pouvoir faire impunément tous leurs efforts pour mettre le trouble dans l'Église3. » Le 18, le duc manda au roi que trois carmes mitigés, sujets du roi d'Espagne et venus à Rome pour le chapitre général, avait supplié le pape de remédier aux « désordres et abus »que le jansénisme causait dans leur pays; que, d'après une lettre écrite par leur provincial au pape même, une des saintes pénitentes de ce provincial lui avait dit que, sur ce sujet, la cour de Rome était « entièrement aveuglée, » qu'elle le serait encore quelque temps, mais qu'après elle ouvrirait les yeux et détruirait le jansénisme 4. »
On lit dans une lettre de l'abbé Sanctis à Croissy, lettre datée de Rome le 26 juin 1680 : a M. Favoriti a commerce de lettres à M. Arnauld, et le pape fait toujours mettre dans ses lettres qu'il se recommande à ses bonnes prières5. » Selon Servient, Favoriti était « un janséniste
1. Le duc d'Estrées au roi, le 9 avril 1680 (Correspondance de Rome, t. CCLXV, p. 228-235).