‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 330 sur 373 · lbid., t. CCCIV, p · texte numérisé non relu

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dinaux sont assez mal satisfaits et s'en expliquent dans la congrégation du saint office assez aigrement, et surtout les cardinaux Otfobon et Chigi, qui sont les plus animés contre les quiétistes. Azzolin et Casoni soutiennent Petrucci auprès du pape l. » — Dans la dépêche du 8 juillet, il est dit que le pape a assisté, jeudi dernier, à la congrégation du saint office, après s'en être absenté depuis plus d'un an ; qu'on a tiré des lettres de Molinos jusque soixante-douze propositions, que Petrucci sera sans doute condamné, et que le pape en est peiné2.

Dépêche du cardinal d'Estrées à Louis XIV, le 19 août 1687 : « On me dit dans la dernière congrégation du saint office qu'il était venu quelques nouvelles de France, qu'il y avait des réguliers qui introduisaient ces pratiques (des quiétistes) dans quelques monastères et qu'il était important d'y veiller de près. Mais l'on ne me put dire aucune particularité des lieux ni des personnes. Le cardinal Chigi me dit ensuite en particulier qu'il serait fort utile que Votre Majesté excitât le pape et le sollicitât de ne différer pas la condamnation de cette secte, elle principalement qui avait témoigné tant de zèle contre les jansénistes ; mais je lui représentai que celle-ci ayant pris naissance dans son royaume, elle était indispensablement obligée d'en procurer la destruction; que l'autre n'y ayant pas paru jusqu'à présent et vraisemblablement n'y étant pas encore introduite, Votre Majesté n'avait d'autre sujet de s'y intéresser que par un motif du bien général de la religion 3 ».

Dépêche du même au même, le 26 août 1687 : « On passa samedi dernier plus de huit heures dans la congrégation du saint office, tant le matin que l'après-dînée, pour examiner le procès de Molinos. Il fut rapporté tout au long; et comme il renonce à ses erreurs et se soumet

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