Ibid., t. CCXLIII, p
4. Ibid., t. CCLXII, p. 70-78 ; le duc d'Estrées au roi, le 29 août
de vingt-six ans, et s'était néanmoins rendu célèbre par sa doctrine1. Il fut, pendant quinze ans, secrétaire delà congrégation du concile. A la prière d'Alexandre Vil, il composa un Commentaire sur les Décrétâtes.
Slusius était en 1678, d'après Servient, «le plus habile homme de Rome2. » Dans ses rapports avec Servient, avec le cardinal d'Estrées et en général avec les prélats français, il se montra assez libre vis-à-vis des prétentions et des personnages de la curie, voire même du pape, dont il ridiculisa en secret le népotisme. Le 7 mai 1682, Servient le signala à Croissy comme «un prélat d'une insigne doctrine3. » Le duc d'Estrées, le 26 octobre 1683, l'appela aussi «le plus savant prélat de la cour de Rome» et lui attribua des intentions pacifiques à l'égard de la France4. Aussi Gasoni le détestait-il. Un jour Slusius se permit de rappeler le pape à la modération, en lui faisant observer qu'il y avait une grande différence entre la parole deDieu et les excommunications du pape, ce qui n'en échauffa que davantage la bile de Sa Sainteté B . Comme cette scène se passa en avril 1685, le pape ne s'en souvint plus le 2 septembre 1686 et il le fit cardinal. Il mourut le 7 juillet 1687, et le cardinal d'Estrées fit de lui un très grand éloge à Louis XIV6.
De Luca est déjà connu du lecteur. En janvier 1678, le duc d'Estrées ayant adressé des plaintes au cardinal Cibo, au sujet de l'ouvrage que ce prélat venait de composer sous le titre de Miscellanea, Cibo ordonna aussitôt au maître du sacré palais de ne pas le laisser imprimer
1. Servient à Pomponne, 1 7 août 1 678 {Correspondance de Rome, t. CCLVII, p. 160-163).
2. Le même au même, le 21 décembre 1678 (ibid., t. CCLVIII, p. 201-204).