Correspondance de Rome, t. CCLII, p
2. Dépêche du duc d'Estrées au roi, le 19 novembre 1680 (ibid., t. CCLXVI. p. 357-385).
3. L'abbé de Servient à M. de Croissy, le 16 avril 1681 (ibid., t. CCLXXV, p. 187-205).
i. Ibid., t. CCLXXIl, p. 396-409.
5. Le cardinal d'Estrées au roi, le 27 décembre 1681 (ibid., t. CCLXXIY, p. 546-561).
6. Lettre de l'abbé de Servient, le 14 mai 1682 {ibid., t. GCLXXX, »'. 3iT-:::,i i).
7. Le cardinal d'Estrées au roi, le 30 août 1682 (ibid., t. CCLXXXIV, p. 199-244).
d'Estrées ayant justifié l'archevêque de Paris auprès du pape, celui-ci entra dans un « furieux emportement, et se remua dans sa chaise avec peu de décence pour un pape; » et plusieurs fois il parla du cardinal Cybo avec une grande colère1.
Dans sa dépêche du 4 novembre 1682, le duc d'Estrées écrivit au roi que « l'humeur fâcheuse et intraitable de Sa Sainteté sur les affaires augmentait tous les jours de plus en plus. » 11 ajouta le trait suivant : « L'on nous a conté aussi pour très certain une circonstance de l'audience du cardinal Pio, dont il avait été très mal satisfait, et avec raison, que Sa Sainteté s'était emportée à un point contre l'empereur, qu'elle avait dit qu'il employait son argent en comédie, en musiques et autres bagatelles. » Il alla même jusqu'à le traiter d'excommunié et d'hérétique. En décembre 1682, il entra de nouveau « dans une extrême colère » contre lui, à propos de l'imposition du centième denier qu'il avait ordonnée sur tous les biens, même ecclésiastiques, situés dans les pays héréditaires.
« Le pape, écrivit l'abbé de Servient, a été outré de colère contre le Père Fabri, sur ce qu'on lui avait rapporté que ce Père avait affecté de triompher publiquement de la mort de Favoriti, et de dire qu'il fallait donner sa vie au public et les mémoires de La Borde2. »
Rendant compte de sa dernière audience, le duc d'Estrées écrivit au roi le 5 octobre 1683 : « (Parlant des Espagnols), Sa Sainteté me dit avec des yeux, non pas de colère, mais de fureur (sans me parler du sujet qu'elle avait de s'en plaindre) : Non sann.o quel clie fanno e non mgliano niente*. » Le pape lui parut aussi furieux contre les Autrichiens.
Le nonce de Paris ayant mandé à Rome que l'on n'avait' voulu envoyer en Sorbonne un ecclésiastique avignonnais