‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 106 sur 473 · Dépêche du 5 février 1681 (ibid., t. CCLXXI, p · texte numérisé non relu

Dépêche du 5 février 1681 (ibid., t. CCLXXI, p

6. Le même au même, le 15 février 1679 (ibid., t. CCLIX, p. 19-2-197).

7. L'abbé de Servient à Mgr (de Croissy), le 16 avril 1681 (ibid., t CCLXXV, p. 187-205).

8. Le duc d'Estrées au roi, le 13 juin 1679 (ibid., t. CCLXI, p. 47-56).

9. Lettre de l'abbé de Servient, le 23 juillet 1681 (ibid., t. CCLXXVI* p. 29-32).

10. Leduc d'Estrées au roi, le 5 décembre 1679 (ibid., t. CCLXIII, p. 141-157).

lit LOUIS XIV ET INNOCENT XL

résie1; il renouvela ces larmes de joie, à propos de la révocation de Pédit de Nantes2.

Dans le fond, Innocent XI n'avait pas decœur; il n'aima guère que lui-même, et un peu son neveu, don Livio. A propos de la maladie du cardinal de Luca, qui était cependant un de ses plus intimes confidents, il montra peu d'émotion. « Le pape, qui a causé sa maladie, écrivit l'abbé de Servient, en est touché autant qu'il est capable de l'être, ce qui n'est pas excessif3. » Dans sa dépêche du 3 juin 1684, le duc d'Estrées dit au roi : « L'envoyé de la république de Venise ici m'a fait une visite dans laquelle il m'a parlé du pape comme d'un homme très difficile, de fort méchante humeur, et qui ne faisait jamais rien par amitié... Quoique cette description de Sa Sainteté soit bien véritable et que je ne le connaisse pas moins que lui, je répondis avec louanges pour elle4. >) Dans un des mémoires que le roi fit remettre à M. de Lavardin en l'envoyant à Rome, il est dit du pape : « Comme il pleure aisément, plusieurs personnes attribuent les larmes qu'il répand souvent à une fluxion qu'on dit qu'il a sur les yeux, plutôt qu'à une véritable sensibilité5. »

Il n'éprouva aucun besoin d'être charitable envers les pauvres et les malheureux. Toutes les économies qu'il réalisa dansson administration eurent pourbut, non l'accroissement des bonnes œuvres, mais la thésaurisation pour elle-même. Quoique sa fortune personnelle fût grande, il ne fit que de très rares et très insignifiantes aumônes, aussi peu soucieux, de la charité que de la justice. Dans une dépêche du 3 novembre 1676, il est dit

1. Mémoire de l'abbé de Servient, le 13 novembre 1681 {Correspondance de Rome, t. CCLXXVII, p. 19-56).

2. Le duc d'Estrées au roi, le 19 mars 1686 (i'~>id., t. CCXCVII, p. 113-119).

3. Lettre du 1 février 1683 (ibid., t. CCLXXXVI, p. 28-29). A. Ibid., t.'CCXCI, p. 389-401.

Page 1