Ibid., t. CCLIV, p
5. Dépêche du 'lï lévrier 1685 {ibid., t. CCXCVII, p. 41-54).
E. MICHAID. I. — 10
écrivit, le 25 avril 1679, que l'on parlait, pour la première promotion, de l'archevêque de Strigonie, « que l'on dit être un grand homme de bien et avoir offert 80000 écus au pape pour des aumônes ou pour les employer à ce qu'il plairait à Sa Sainteté1. » Le 22 juin 1679, l'abbé de Servient, à propos des énormes économies faites par le cardinal Cibo, fit remarquer à Pomponne que le pape lui en avait fait mauvaise figure récemment, parce qu'il avait, lui aussi, de l'attachement à la finance -. En août 1681, le pape songea à envoyer comme nonce en France l'archevêque d'Avignon, parce qu'il était, entre autres choses, dit le cardinal d'Estrées, « assez accommodé pour soulager la bourse du pape, qui n'est pas un petit mérite auprès de lui3. » Dans sa dépêche du 7 octobre 1682, le duc d'Estrées, annonçant au roi la mort du cardinal Taya (sic), dit : « Le pape n'a pas eu grand soin de lui pendant que sa maladie a duré, ni de soulager sa pauvreté, le laissant, par manière de dire, mourir de faim, ce que l'on a trouvé fort à redire dans Rome, oiVil était connu pour un grand homme de bien et sans aucun intérêt. » — J'ai déjà mentionné le refus que le pape fit, quelques jours après, à son vieil apothicaire, d'une grâce de 80 écus.
Son conseiller intime, de Luca, qu'il avait fait cardinal, lui légua à sa mort, en février 1683, toute sa fortune, c'est-à-dire 24 ou 25000 écus seulement4. Innocent XI, à qui recevoir était agréable, trouvait mauvais de donner. On lit dans la dépêche du duc d'Estrées au roi, le 4 janvier 1684 : « Le pape est plus intraitable que jamais, même dans des bagatelles. » Le cardinal Cybo lui ayant présenté une liste d'officiers auxquels on donnait tous