Correspondance de Rome, t. CCCXXII, p
2. Mémoire du 16 juillet 1676 {ibid., t. CCXLIII, p. 119-163).
cent XI, bien que son humeur et ses mœurs fussent plus douces. Donc l'essai qu'on faisait alors d'un pape réputé pieux dans la personne d'Innocent XI, n'était pas de nature à déterminer les cardinaux à courir de nouveau une pareille aventure. Le 13 septembre 1689, au conclave, d'Estrées loua encore sa science ecclésiastique et sa sainteté; ce serait un pape « doux, humble, occupé du bien de la religion qu'il connaît mieux que le feu pape, parce qu'il est éclairé dans les sciences et dans les obligations d'un véritable pasteur, et qui s'appliquerait uniquement à la paix et au rétablissement de notre religion. » « Mais, poursuit le cardinal d'Estrées, je ne crois pas que cette vue puisse avoir aucun effet1. » a Nulle qualité, dit-il encore, ne le relève que la régularité de ses mœurs et quelque bruit de sa dévotion-. »
Cardinal Barberini. — Le 27 juillet 1G77, le duc d'Estrées écrivit à Louis XIV que, cinq ou six jours auparavant, M. de Luca, auditeur du pape, « parla à M. le cardinal Barberin avec si peu de respect et tant de hauteur que ce bon homme, qui n'est pas moins prompt à 80 ans qu'il l'était à 25, eut grande peine à s'empêcher de frapper ou pousser l'auditeur du pape à Montecavallo3. » On lit dans la dépèche de Servient, du mercredi 9 mars 1678, que ce cardinal qui allait mourir, poussait la colère et la vengeance « jusqu'à frapper ses domestiques et même d'autres qui ne l'étaient pas; » et qu'il avait commis « des manquements "de parole, des tromperies, des simulations perpétuelles4. » — Dans son mémoire de 1684 sur les sujets papables, le cardinal d'Estrées, parlant du cardinal Barbarino, créature d'Alexandre VIT, dit que c'était « un sujet plutôt digne que papable » et un « homme d'une haute piélé, » et que son choix serait