lbid., t. CCXC, p. 155 et suiv
4. lbid., t. CCC, p. 238-284; dépèche au roi, le 5 septembre 1686.
meilleur, c'est un neveu qui a de la douceur et de l'honnêteté1. » Il est noté dans cette dépêche comme ayant soixante-quinze ans.
Cardinal Azzolini. — Quelques remarques seulement, puisqu'un chapitre à part lui sera consacré. Le 9 août 1082, le cardinal d'Estrées signala au roi ses artifices, son imposture, sa méchanceté, ses fureurs, son esprit envenimé contre le cardinal de Luca. Le 3 février 1685, il le classa parmi les « gens de contrebande. » Lava rdin écrivit le 22 février 1G89 que la reine de Suède était très malade, et il ajouta : « Azzolini l'obsède et ne la quitte point de vue, et quand il la quitte, y laisse son neveu. Jamais l'avidité des vautours n'a veillé sa proie avec plus de vigilance... Elle a fait son testament il y a plus de vingt-deux ans, où elle donnait presque tout au cardinal Azzolini. » Le 1er mars, il lui reprocha d'avoir agi <( bien plus avec l'avidité d'un filoux (sic) qu'avec la dignité d'un cardinal attaché à une reine. » Et le 26 juin, il écrivit de Turin à Louis XIV, en apprenant sa mort : « La mort du cardinal Azzolini ne peut être qu'avantageuse aux affaires de Votre Majesté. On croit que les domestiques de la feue reine de Suède, qu'il a frustrés presque tous de leur récompense, ont avancé ses jours, et que Pompée Azzolini, son neveu adoptif, mais à ce qu'on croit son propre fils, pourrait bien avoir eu sa part des mauvais morceaux qjion lui a fait manger. » Cardinal Barbarigo. — Créature d'Alexandre Vil. En 1676, il avait plus de 60 ans. « Si l'on se contentait de la sainteté, écrivit le cardinal d'Estrées, ce sujet aurait plus de lieu de prétendre à la papauté qu'aucun autre; mais on s'attache ordinairement à d'autres talents et à d'autres qualités2. » Le 23 juillet 1681, d'Estrées manda à Louis XIV que sa réputation de piété le rendait impossible comme sujet papable après Inno-