Correspondance de Rome, t. CCLXXX, p
nièce, et la maria, il y a trois ans, au marquis Maldarhin... Depuis cette alliance, on a commencé à dire qu'il pensait aux voies de s'acheminer au pontificat. »
Sans être un chaud partisan de la France, et tout en ayant été opposé aux affaires de la régale, « il a désiré, continue le cardinal d'Estrées, de faciliter les choses, et Votre Majesté a lieu d'être contente de tout son procédé. » Comme dataire, il a été « quelquefois brusque dans de certaines négatives. » On le croit plus porté à la rigueur qu'à la douceur dans l'administration. Cependant il n'est «, pas exempt des détours de la souplesse et de ce qu'on appelle ici raggiri, auxquels on croit naturellement sujets ceux qui naissent sous le climat de Rome. Et comme je ne répondrais pas d'une égale franchise en toutes choses, aussi n'ai-je pas éprouvé une véritable duplicité. Quoiqu'il n'ait pas été ennemi des plaisirs pendant sa jeunesse, et qu'il les ait couverts avec plus de soin depuis son cardinalat, il n'a pas laissé d'exercer de l'activité dans l'exercice de sa charge. Il aime encore les promenades et la conversation... 11 gouverne avec des maximes moins désintéressées que ce pape. » Il est très lié avec le cardinal Altieri. Le cardinal Chigi a pour lui de l'inclination. Il sera appuyé par eux. Rospigliosi lui aurait été fort contraire; « il s'est cependant toujours loué du cardinal Felice Rospigliosi. » Le cardinal Azzolini craindrait son pontificat; « on ne doute pas qu'il (Azzolini) ne soit l'auteur de tous les discours qu'on a faits sur le pontificat de Carpegne pour le détruire, et d'une pasquinade qu'on a encore affichée depuis quinze jours. » Enfin le cardinal Carpegne « est un des plus considérables sujets du sacré collège, et qui ne manquera pas de venir sur les rangs, ou dans le premier pontificat ou dans un autre1. »
Dans une lettre de Servient à M%r (de Croissy), lettre non datée, mais probablement du 1er mai 1685, il est dit : « Le cardinal Carpegne est du parti espagnol... S'il