Ibld., p
les protestations possibles » pour le service de Sa Majesté, et lui a parlé très favorablement de Delfini. — Le cardinal de Massimis (sic) lui a raconté beaucoup de mal sur le cardinal Àitieri1.
Déjà en 1672 le cardinal d'Estrées avait composé un mémoire sur les sujets papables2. On y trouve des notes intéressantes sur les cardinaux Brancaccio, Cybo, Bona, Rasponi, Litta, Gabrielli, Cerri, Odescalchi, Spada. Gomme nous ne retrouverons plus sur nos pas les trois défunts dont le cardinal d'Estrées a regretté la mort dans sa dépêche précédente, nous pouvons mentionner ici ce qu'il en a dit. — Brancaccio était de tous les cardinaux le plus agréable à Sa Majesté ; il avait beaucoup de liaison avec les jésuites, sans toutefois aucune dépendance. — Rasponi : « Le général des jésuites est dans une intime confidence avec lui, et comme nous sommes convenus que je m'abstiendrais de toutes sortes de démonstrations, c'est par lui seul que nos compliments et notre intelliligence passent. » — Bona est religieux, appliqué à l'étude et incapable de gouverner. « Il a beaucoup de savoir, l'esprit fort bien fait et fort raisonnable... Outre les autres raisons qui engageraient les Espagnols à lui nuire, si le jésuite était ambassadeur ou cardinal dans le temps d'un conclave, il lui serait encore plus contraire, parce qu'il n'a pas des sentiments conformes à ceux de sa société. »
En 1676, le cardinal d'Estrées rédigea deux autres mémoires, l'un qu'il envoya à M. de Pomponne avec sa dépêche du 15 juillet3, et l'autre avec sa dépêche du 16 ;. Dans celui-là, il dépeint surtout Gabrielli, Fachinetti, Cybo, Odescalchi, Albici, Litta et Cerri; dans celui-ci, Ottobon, Piccolomini, Conti, GorsinietBarbarigo.