Ibid., t. CCLXXVI, p
5. Dépêche du 3 juillet 1685 {ibid., t. CCXCVII, p. 143-148). C. Ibid., t. CCC, p. 238-284.
beaucoup de raison, d'une affaire qui est arrivée à l'abbé Passionei, secrétaire du cardinal-doyen (Barberini), qui reçut, vendredi au soir, un coup de rasoir sur le visage, ce qui s'appelle en ce pays sfreggiare et ce qu'on fait pour une note d'infamie. » On promettait 10000 écus à qui apporterait la tête des coupables1.
Cardinal Petrucci. — Il fit partie de la promotion de 1686 sous Innocent XI, qui l'affectionnait particulièrement. C'était un mystique qui professait le quiétisme et qui faisait suite à Molinos. Était-ce disposition naturelle d'esprit et conviction, ou simple tactique pour faire passer son ignorance et dissimuler ses désordres? Toujours est-il que le cardinal d'Estrées écrivit ta Louis XIV, le 5 septembre 1686, que cet évêque d'Iési était un « homme sans vue..., sans doctrine, hors celle de sa spiritualité mystique..., jeune et sans science ecclésiastique, et passant pour le moins réglé de tout le clergé polonais..., ce qui est beaucoup dire, car ce clergé est dans un grand relâchement2. » Les dévotes qui l'accompagnaient lui attribuaient de prétendus miracles, qui valaient ceux du pape. Lavardin en raconta un en 1688; malheureusement, le malade qu'on disait subitement guéri par la tisane -de Petrucci, mourut le second jour. — Nous retrouverons ce saint homme en étudiant le quiétisme de Molinos.
Mgnore Piazza (Piassa). — En mars 1684, le cardinal d'Estrées lui attribua soixante-quatorze ans, l'estima papable et capable de satisfaire Louis XIV. Il était assesseur du saint office3. Le 14- juillet de la même année, ce même cardinal ne lui donna que soixante-douze ou soi\ante-treize ans et indiqua les détails biographiques suivants. Ce prélat avait été chef de l'inquisition de Naples, et il avait poursuivi des « gens de qualité accusés