Ibid , t. CCXLIII, p
4. Servientà M. de Croissy, le 11 décembre 1681 (ibid., t. CCLXXVII, p. 184-185).
que le cardinal Chigi s'intéressât fort dans son exaltation1. » — En 1689, lorsqu'il s'agit de donner un successeur à Innocent XI, les parents de ce Spinola, évidemment d'accord avec lui, firent savoir à la faction de France qu'ils prendraient volontiers des engagements avec la France; c'est le marquis de Torcy qui l'écrivit de Rome à Golbert de Croissy, le 27 septembre 1689 2. Dans ces mêmes circonstances, le duc de Zagarolles assura M. de Chaulnes que, si ce cardinal était élu pape, son pontificat serait celui de Clément IX, et qu'il prendrait le cardinal Delphi no pour secrétaire d'Etat3. — Ce cardinal avait un neveu du même nom, qui était dans la prélature.
Le second était Génois; il avait soixante- cinq ou soixante- six ans lors de sa promotion et sa famille était établie en Espagne1. Le cardinal d'Estrées écrivit à son sujet : « Par un présent de six mille écus <ju'il fit au cardinal Altieri et quelques recommandations de ses amis, il fut fait secrétaire de la congrégation des évêques et réguliers, et ensuite gouverneur de Rome, quand M. de Bevilaqua quitta cet emploi pour aller nonce extraordinaire à Vienne... On dit qu'il a aimé les plaisirs. » Le cardinal d'Estrées ajouta qu'il inclinait à l'Espagne, mais qu'en vue du pontificat il ménagerait le roi de France5. Servient le traita de « courtisan accusé de fourberie et d'intérêts », et la pasquinade de la promotion, l'accolant au cardinal Brancaccio, les appela l'un et l'autre : « Due Tinti G. » On l'appelait souveat cardinal de Sainte-Cécile, et il était gouverneur de Rome. Servient, le 3 août 1683, écrivit à de Croissy qu'il était, comme le