Correspondance de Rome, t. CCXLV, p
du seul cardinal Azzolin, qui est devenu l'ennemi de la France. » « Je crois, poursuit-il, que mes confrères ne suivront pas moins volontiers que moi un si bon conducteur, que sa supériorité, son détachement et sa vertu mettent au-dessus des faiblesses et des émulations, dont grâces à Dieu je ne me sens guère capable1. »
Le cardinal de Bonzi passait aux yeux du cardinal d'Estrées pour un intrigant ambitieux et pour un ami des cardinaux Altieri et Azzolini 2.
Le 30 juillet, Pomponne écrivit de Versailles au cardinal de Retz que le désir du roi était qu'il partît immédiatement pour le conclave, malgré la retraite qu'il avait prise. « Sa Majesté a ressenti de telle sorte, dans le conclave passé, les effets de vos conseils et de votre conduite, qu'elle croit qu'il lui est d'une extrême conséquence d'en tirer le même avantage dans celui-ci. » Le cardinal de Retz recevra de Sa Majesté la même somme que pour le dernier conclave3. — A la même date, Pomponne écrivit au cardinal Grimaldi, ainsi qu'au cardinal Maldachin (sic), qui était près de Lyon, "pour les prier de se rendre au conclave, en même temps que les cardinaux de Retz, de Bouillon et de Bonzi4.
Le 1er août, le cardinal de Retz avertit M. de Pomponne qu'il partait le lendemain pour le conclave, malgré sa répugnance, tant était vif son désir de satisfaire Sa Majesté. Cette lettre est signée : le cardinal de Rais s.
« Ce lundi matin, » le cardinal de Bouillon écrivit aussi à M. de Pomponne pour lui parler en faveur du cardinal Fachenetti, que les. d'Estrées auront sans doute écarté lorsque les cardinaux français arriveront à Rome, et pour lui observer que cela pourrait nuire au service