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que ce cardinal était son ami, mais que de le proposer dans la disposition présente c'était un pur artifice pour le perdre, et que ceux qui en témoignaient de l'empressement avaient effectivement ce dessein. » Le cardinal Carpegna jeune dit que, si le cardinal d'Estrées ne traînait pas les choses en longueur pour attendre les cardinaux français, le pape serait déjà élu, tant on était impatient d'en finirpar cette chaleur d'août. Leduc s'en félicite, « puisqu'il ne s'est peut-être jamais vu que, dans un conclave où le neveu du pape se soit trouvé avec des créatures si opposées à la France et les Espagnols puissants en nombre, et par leur faction et par leurs sujets, l'ombre seule de la France et la présence d'un seul cardinal français aient tenu toutes choses suspendues.» Le duc ajoute que le comte de Melgar est arrivé à Rome avanthier comme envoyé d'Espagne; que « les choses sont déjà fort aigries entre lui et le cardinal Nittard », ambassadeur jaloux; et qu'on attend avec impatience le courrier de France relatif au conclave f.
Le 18, l'abbé Louis de Bourlemont écrivit en ces termes à Monseigneur (de Pomponne) : « Le cardinal Odescalchi a toujours quantité de voix à tous les scrutins. Si ceux qui lui donnent leurs voix avaient effectivement bonne envie de le faire pape, ils attendraient de se déclarer en sa faveur jusqu'à ce qu'ils aient concerté son élection avec les autres cardinaux, selon la pratique du conclave... Car, effectivement, tout le monde ici est si persuadé de la piété, de la vertu et du mérite du cardinal Odescalchi, et l'on a une telle opinion que son pontificat serait saint et qu'il abolirait le népotisme, que ceux qui ne veulent pas un pape si régulier et si sévère font ces apparats de voix inutiles, et cherchent quelqu'un qui s'attire la haine de cette exclusion, dont ils ont le plus d'envie. C'est ainsi que ceux qui ne voulaient par voir Sacchetti pape, faisaient les empressés de lui donner