‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 245 sur 473 · Ibid., t. CCGXXIV, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCGXXIV, p

pas compter parmi ces princes le roi Jacques II d'Angleterre, qu'il refusa toujours de secourir lors de sa lutte contre Guillaume d'Orange, mais l'empereur Léopoid 1er, le roi d'Espagne Charles II, Jean III Sobieski de Pologne, et quelque peu la reine Christine de Suède, retirée à Rome.

Donc, il est incontestable que, financièrement, Innocent XI eut du succès. Reste àsavoir par quels moyens, et si le financier habile à toujours été en lui un moraliste intègre et un souverain probe.

La science économique d'Innocent XI fut très peu compliquée, toute primesautière, résultat naturel de sa finesse native, de sa cupidité instinctive et de ses combinaisons machiavéliques; elle n'émanait ni de principes philosophiques ni de doctrines chrétiennes, mais de convoitises habilement dirigées et de passions à la fois satisfaites et contenues.

D'abord, on supprima quelques pillages, qui s'étaient maintenus et accrus sous le précédent pontificat de Clément X. Ainsi, le cardinal d'Estrées écrivit à Pomponne le 13 octobre 1676 : « Le cardinal Cybo m'a parlé avec douleur des abus et des malversations qui se commettaient dans les revenus de la chambre, et qu'ayant examiné les dépenses de Civita-Vecchia sur cet article seul, il avait déjà retranché 20000 écus, dont le cardinal Altieri et don Angelo profitaient; qu'il avait aboli tout de même une loterie à la mode de celle de Gênes, dont le cardinal Altieri tirait 4000 écus par an et qui ne servait qu'à incommoder beaucoup de familles1. »Le 27, l'abbé Louis de Rourlemont écrivit aussi à Pomponne : « Le cardinal Cybo a fait publier les fermes des revenus et gabelles de l'Etat ecclésiastique. Il trouve déjà à les augmenter de plus d'un tiers, et la plupart de ceux qui le^ avaient offrent de les prendre avec cette augmentation, disant qu'il ne leur en coûtera pas plus qu'auparavant

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