‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 281 sur 473 · Ibid., t. CCL1X, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCL1X, p

h. Ibid., p. 146-147.

tion du népotisme n'est assurément pas avantageuse à la France et moins encore aux autres couronnes1. »

Malgré l'influence de Barberin et d'Azzolini, la démonstration contre la publication de cette bulle fut évidemment faible; et Innocent XI, qui a dédaigné des oppositions autrement vives, a montré, par ces tergiversations, qu'il n'était pas lui-même très chaleureux partisan de sa bulle. Pendant près de trois ans, il la laissa dormir. Ce ne fut qu'en novembre 1681 qu'il revint à la pensée de la publier, niais en en modifiant la rédaction ; et encore soumit-il son nouveau projet d'abord au cardinal Ricci 2. Puis, nouveau silence de 1681 à 1686! Cette fois la tactique du pape était manifeste; peut-être craignit-il qu'on s'en aperçût. Alors, en octobre 1686, il chargea le prélat Slusius, devenu cardinal, de revoir et de corriger son projet3. Le 5 novembre, le duc d'Estrées écrivit de Castel (Gandolfo)à Louis XIV que le pape, disait-on, voulait enfin publier sa bulle et faire son neveu cardinal4.

Telle fut l'attitude plus qu'équivoque du pape dans cette affaire.

Cette bulle, dont il ne fut d'ailleurs question que périodiquement, selon les circonstances et pour les besoins de sa réputation, ne saurait combattre la signification et la portée de ses actes positifs, actes de népotisme, relativement modérés, il est vrai, mais certains et évidents.

Le 14 mars 1687, le cardinal d'Estrées écrivit à Louis XIV qu'il serait peut-être bon d'inspirer quelque

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