Ibid.,t. CCXGVIII, p
3. Le cardinal d'Estrées à Croissv, le 3 septembre 1686 (ibid. t. CCC, p. 227-230).
A. Dépêche au roi (ibid., t. CCCII, p. 1-8).
5. Le cardinal d'Estrées au roi, le 15 mars 1688 (ibid., t. CCCXIII p. 276-309).
6. Le même au même, les 5 et 19 juillet 1689 (ibid,, t. CCCXXTT p. 211-230. 309-324).
poursuite pour legénéralat de l'Église, sur ce qu'on lui a représenté qu'elle était messéante £. »
Pendant sa maladie, le pape semble avoir été assez froid envers son neveu. L'abbé d'Hervault manda en effet à Croissy, le 11 juillet : « Don Livio, qui n'a vu le pape que par-dessus les épaules des médecins, lui fit dire, il y a quelques jours, que, ne pouvant rien faire en ce monde qui tendît à son soulagement, il s'était adressé à Dieu et qu'il avait fait dire mille messes. Le pape répondit à cela en peu de mots qu'il en fasse dire encore deux mille 2. » Le cardinal d'Estrées écrivit au roi, le mercredi 10 août à la pointe du jour : Mugiaschi n'étant pas dans l'antichambre, don Livio s'est hasardé d'entrer dans sa chambre et s'est mis à genoux devant son lit, où il est demeuré près d'un quart d'heure. Le scalco qui était allé donner ordre au dîner du pape, rentra, « et a vu le pape qui d'une main languissante lui donnait plusieurs bénédictions pour le faire partir; don Livio ne se levait pas, et le pape continuait ses signes. Le scalco s'est approché et lui a aidé à se lever. Il est sorti de cette sorte, fondant en larmes. Il n'a pu encore savoir le détail de ce que don Livio a dit et comme le pape lui a parlé. Il a seulement entendu, quand don Livio le racontait aux Milanais, que le pape lui avait dit qu'il lui avait laissé assez de biens pour être content, qu'il lui recommandait d'en bien user et de faire prier Dieu pour lui... Tout le monde déménage, et don Livio emporte tout ce qu'il peut. J'ai su que le pape lui a dit qu'il gardât bien de s'intriguer dans les affaires du monde, s'il voulait avoir une bonne mort. Gela fait croire qu'il se repent de s'y être trop engagé. Il est étrange, s'il a ce repentir, qu'il le couve en lui-même et qu'il n'en fasse aucune démonstration 3. »
Le 14, surlendemain de la mort du pape, il y eut une as-