‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 305 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

5. Lavardin au roi, le 10 septembre 1688 (ibid., t. CCCXII, p. 7- 28).

J'ai déjà indiqué, en dépeignant le caractère du pape, l'écrit intitulé : Bilancio de don Livio, qui circulait en Angleterre en 1688 et qui mit le pape hors de lui-même; « c'était, dit le cardinal d'Estrées, un état des augmentations que don Livio avait faites dans son bien et des moyens dont il s'était servi, qui ne s'accordaient pas avec le désintéressement du pape, où Ton rapporte beaucoup de faits très bien particularisés1. » Le 18 septembre de cette année, le cardinal d'Estrées écrivit encore : «Quelqu'un croit avoir découvert qu'on traite d'une principauté dans la Carinthie de 300000 écus pour don Livio. Je tâche d'en bien savoir la vérité ; car cet article ne sera pas mauvais pour prouver l'indifférence du pape et son désintéressement2! »

Oncle et neveu avaient le même caissier, nommé Fontana 3; c'était un moyen de simplifier les affaires. Le 16 octobre, Lavardin manda à Louis XIV : « Le pape a donné à don Livio les baronnies de Montoro et Borgo, situées auprès de Trente, dans le vallon qui vient d'Inspruck par Brixen*. » Au commencement de novembre 1688,1e pape était toujours préoccupé de la fortune de don Livio, et persuadé que sa ruine était inévitable, si les troupes françaises paraissaient en Italie 5.

En juillet 1689, lorsque le pape tomba gravement malade, il n'y avait plus de question financière à traiter entre lui et son neveu, celle-ci ayant été épuisée auparavant. Néanmoins, don Livio avait encore des précautions à prendre. Le 26, le cardinal d'Estrées écrivit en effet : a 11 ne songe pas avec moins d'empressement à remplacer les fonds qu'il apris de la Chambre pour les faire valoir

1. Dépèche au roi, le 31 août 1688 (Correspondance de Rome, t. CCCXV, p. 172-186).

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