‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 34 sur 473 · Correspondance de Rome, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, p

réfutait péremptoirement l'argumentation du cardinal de Retz, qui consistait à dire : Volons pour Odescalchi, puisque Grimaldi serait rejeté des Espagnols et que nous n'avons pas d'autre candidat. Le cardinal d'Estrées s'applique à montrer qu'après Grimaldi on pouvait facilement faire réussir d'autres candidats. Il est vrai que, s'il s'était attaché à Gybo, il serait tombé dans un second Odescalchi.

Billet du cardinal de Relz au duc d'Estrées, le 16 septembre 1676 : — Il a lu le mémoire que le cardinal d'Estrées vient d'envoyer à M. l'ambassadeur. Il n'a combattu l'avis de M. le cardinal de Bouillon que parce qu'il a cru : 1° que le roi empêchait absolument l'exclusion d'Odescalchi, et i° que l'entente avec le cardinal Altieri était présentement à peu près impossible. Si ces deux points ne sont pas fondés, c'est à M. l'ambassadeur à lui donner des lumières. En tout cas, si l'on doit s'entendre avec Altieri, il faut le faire immédiatement, d'abord parce que le temps presse, ensuite parce que ce serait se mettre à sa disposition après l'échec de l'épreuve de Grimaldi, si l'on n'avait pas auparavant pris ses précautions avec lui l .

Réponse du duc d'Estrées au cardinal de Retz, 17 septembre 1676: — On peut s'entendre avec Altieri et garder l'union avec Chigi et Rospigliosi ; cela n'est pas incompatible. On ne contreviendrait pas aux ordres du roi, si, sans exclure publiquement Odescalchi , on proposait simplement l'exaltation de Grimaldi. « Je passe même plus avant, dit-il. Car il me semble que ce serait suivre les intentions de Sa Majesté de tenter le pontificat de Grimaldi qu'elle a recommandé, et qui est de fort grand mérite. El même, si Grimaldi le désirait, à moins qu'on l'eût rendu capable de l'inutilité de ce dessein, on ne pourrait s'empêcher de le faire. » Le duc remarque que ce n'est pas exclure Odescalchi que de poursuivre un

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