‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 36 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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vérité élanl posée pour certaine et pour claire, comme elle nous paraît encore plus particulièrement par ce que nous voyons dans le conclave, et Votre Excellence nous disant que l'intention du roi n'est pas qu'on lui donne l'exclusion, nous sommes persuadés qu'il n'y a pas d'autre parti à prendre que de consentir à son exaltation, pour laquelle toutes les factions paraissent toujours engagées, quoiqu'il y ait beaucoup de particuliers qui ne la souhaitassent pas. » Rospigliosi assure que l'exaltation d'Odescalchi serait « la chose la plus glorieuse qui pourrait se passer pour Sa Majesté dans le conclave ! » Le cardinal de Bouillon va chercher à connaître ses vues et ses pensées, avant de conclure cette affaire. Ont signé : de Rais, de Bouillon, d'Estrées, deBonzi1.

Évidemment, dans la nuit du 16 au 17 ou dans la matinée du 17, le cardinal de Retz a réussi à faire triompher ses idées, et le cardinal d'Estrées, que le billet du duc aurait dû fortifier dans son opinion, a complètement battu en retraite. On se demande comment celui-ci et le cardinal de Bouillon ont pu signer les deux assertions susdites : que tenter une candidature quelconque était donner l'exclusion à Odescalchi, et que le roi s'opposait absolument à cette exclusion. Ces deux assertions étaient manifestement erronées ; les dernières instructions du roi (4 septembre), qui étaient arrivées à Rome dans la nuit du 12 au 13, ne les autorisaient nullement, bien qu'elles fussent empreintes d'une faiblesse excessive pour Odescalchi. Grâce à la complicité involontaire, mais réelle, des deux cardinaux de Retz et de Bonzi, Altieri et Nitard, bien servis par les chefs des autres factions, allaient donc atteindre leur but, malgré l'opposition trop passagère et trop timide des cardinaux de Bouillon et d'Estrées.

Le 18, le duc d'Estrées répondit au cardinal de Bouillon, pour louer le désintéressement de Grimaldi, « de ce

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