‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 368 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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29 juillet à Louis XIV : a Favorili, avait-il dit, a eu depuis peu une sensible mortification et dont il a été si louché qu'il n'y a point d'extravagance qu'il n'ait dit (sic) contre le cardinal de Luca qui la lui a procurée, de sorte que les voilà plus commis que jamais, ce qui n'est pas désavantageux: pour le service de Votre Majesté, principalement le dernier qui est homme d'honneur et qui a de très bonnes intentions, étant dans une grande éducation et fort supérieur à l'autre. »

L'abbé d'Hervault, qui le 13 juillet avait confiance en Luca, écrivit le 30 septembre à Croissy qu'il doutait que ce cardinal restât toujours favorable aux affaires de France, « par la peur qu'il aura qu'elles ne lui nuisent ». Luca n'avait pas encore quitté, il est vrai, son sentiment sur la régale, mais il appelait les propositions de l'assemblée du clergé « demi-hérétiques », et cela, devant l'expéditionnaire en cour de Rome qui était chargé de solliciter les bulles de Castres et de Glermont, « en lui disant qu'on ne pouvait faire de grâces à ceux qui avaient souscrit les proposions1 ». Néanmoins le pape le trouvait encore trop modéré, il affectait de se repentir de l'avoir fait cardinal et il le disait « livré aux Français2 ».

Selon Servient, ces reproches du pape rendirent Luca malade; et, le 4 février 1683, il était mourant; il fit dire au pape à ce moment, par le prélat Giorry, qu'un accommodement avec la France serait le meilleur parti à prendre3. Le 11, le cardinal d'Eslrées annonça sa mort à Louis XIV. Servient écrivit de son côté que le peuple en faisait éclater sa joie 4.

Luca était tellement affectionné au pape, qu'il lui laissa toute sa fortune, environ 25000 écus; d'après le duc

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