Le même au même, le 14 août 1685 (ibid., p
« un de ses plus confidents», d'après Molinos lui-même1; il ne passait pas trois jours sans l'aller voir2, et il témoigna aussi un grand attachement au cardinal Petrucci*. Le duc d'Estrées signala à Louis XIV, en septembre 1685, le zèle avec lequel Casoni chercha à échauffer le pape sur la retraite du cardinal de Bouillon, sur les prétendus empiétements de Louis XIV dans cette affaire, ainsi que sur les affaires de Pamiers : « Casoni, écrivit-il, a porté un ordre du pape au dataire et à tous les officiers subalternes de ladalerie, de ne rien expédier pour les bénéfices et personnes du diocèse de Pamiers que selon l'approbation que donnera Casoni4. » Casoni était donc le maître de la situation.
Plus son influence sur le pape grandissait, plus son esprit s'envenimait contre la France, contre le gallicanisme, contre les jésuites de France; il en parla en janvier 1687 « avec un acharnement honteux à un ecclésiastique3. » On lit dans la dépèche du cardinal d'Estrées à Louis XIV, le 14 mars de la même année : « Le résident de Savoie me dit l'autre jour que Casoni ne parle qu'avec fureur des affaires de France,... et fut étonné des invectives et de l'aigreur avec laquelle il lui parla... Sa conduite mérite encore mieux ce qu'on avait destiné à Favorili, mais il n'est pas temps à cette heure d'y songer6. » Vers ce même temps, le cardinal Cibo affirma au cardinal d'Estrées que le pape, en attaquant le quartier de l'ambassade et en ne voulant point d'un cardinal pour ambassadeur à la place du feu duc d'Estrées, avait agiunique-
1. Le cardinal d'Estrées au roi, le 11 septembre 1685 (Correspondance de Rome, t. CCXCIV, p. 240-250).
2. Le même au même, le 25 septembre 1685 (ibid., p. 275-278)-