‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 378 sur 473 · Le même au môme, le 30 mars 1688 (ibid., p · texte numérisé non relu

Le même au môme, le 30 mars 1688 (ibid., p

7. Le même au même, le 18 mai 1688 (ibid., t. CCCXI, p. 35- 49).

recevait, pour agir delà sorte, des gratifications secrètes du côté d'Espagne1; il est certain qu'il se faisait porter secrètement, en chaise fermée, chez l'ambassadeur d'Espagne, avec qui il ourdissait ses complots2. Casoni mitsa fierté à être tenace dans son hostilité contre la France, à ce point que le cardinal d'Estrées le traita de « pédant » ainsi queSchelestrat3. Le 27 août, Louis XIV se décida à donner suite à la proposition de ce cardinal, et il écrivit de Versailles à Lavardin d'étudier les moyens pratiques d'opérer l'enlèvement de Casoni et de le faire transporter dans quelque place française4. Le 10 septembre, Lavardin répondit à Sa Majesté que cette tentative ne pourrait se faire qu'autant que le cardinal d'Estrées et lui ne seraient pas à Rome; car, s'ils étaient à Rome, ils seraient aussitôt arrêtés l'un et l'autre. Lavardin ne voyait pas de possibilité de l'enlever par terre s. Le 25, Louis XIV ordonna à Lavardin de se conformer, sur ce point, à ce que le marquis de Seignelay lui écrirait6.

Casoni entretint des correspondances avec ce qu'on appelait la cabale janséniste7. En octobre 1688, lorsque l'évêque de Vaison fut arrêté, Casoni en fut très troublé; il craignit, dit le cardinal d'Estrées, que ses lettres « séditieuses et criminelles » ne fussent saisies et mises en lumière8; cette frayeur le mettait hors de lui, car il avait un chiffre avec cet évêque9. En 1688, Casoni se sentait

1. Le cardinal d'Estrées au roi, le 6 janvier 1688 (Correspondance de Rome,i. CCCXIII, p. 6-31).

2. Le môme au même, le 16 octobre 1688 (ibid., t. CCCXVI, p. 22-88).

3. Le môme au même, le 13 août 1688 {ibid., t. CCCXV, p. 72-84).

4. Louis XIV à Lavardin, le 27 août 1688 (ibid., t. CCCXI, p. 314-315).

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