‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 39 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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alla à L'église de Saint-Pierre, lesquelles lurent mêlées de Vira Vambasciadore di Frauda che a fatto il papa... C'est ainsi qu'on en parle, puisqu'il a dépendu absolument de Votre Majesté de lui donner ou ôter le pontificat par une seule parole. » Le duc mentionne qu'Odescalchi a voté au scrutin pourCybo; que celui-ci n'a encore aucune charge, et qu'on s'en étonne. ((Je dois ajouter, poursuit-il, que, lorsque le sacré collège fut à la première adoration de Sa Sainteté, qui se fait dès que le scrutin est fini, elle embrassa tendrement et longtemps M. le cardinal de Rais, ce qui fut extrêmement remarqué et l'a été aussi dans Rome lorsqu'on l'a su, comme si par cette démonstration d'amitié au chef de la faction de Votre Majesté, Sa Sainteté avait déjà voulu donner quelques marques de la reconnaissance de ce qu'elle lui devait1. » — Les événements ne devaient pas tarder à démontrer combien cette interprétation de l'ambassadeur de France était naïve.

Le cardinal de Retz écrivit naturellement dans le même sens à M- de Pomponne : « L'Église doit incontestablement au roi le pape qu'elle a souhaité avec une passion extraordinaire (!). La division de la faction d'Espagne, qui a été jusqu'au scandale et au ridicule, a encore rehaussé de beaucoup l'éclat que l'union de celle de France a eue dans Rome. Le pape sera couronné lundi prochain (28)J. » Les Espagnols auraient pu répondre au cardinal de Retz que, si le cardinal Nitard et le comte de Melgar ont été divisés, ils ont eu du moins l'habileté de choisir et d'imposer de fait à la faction de France un candidat dévoué à l'Espagne. — Dans sa lettre à M. de Pomponne, datée du même jour, le cardinal Grimaldi, beaucoup plus discret et circonspect, se borna à louer le nouveau pape de sa « piété exemplaire et solide3. » Des

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