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connaissait bien qne l'application et la peine qu'il avait eue pour le service du saint-siège et pour le sien particulier, étaient en partie cause de l'état où il le voyait, et qu' il souhaiterait de r en pouvoir tirer avec sonsang1.» Servient, de son côté, écrivit à Pomponne : « Don Livio assiste tous les soirs jusqu'à cinq heures de nuit dans la chambre même, il entre dans les consultations des médecins;... la duchesse Salviati, sœur du cardinal, n'ose y paraître par la considération du lieu... (De tous les cardinaux) il n'y a que les cardinaux Ottobon et Azzolin qui aient franchi le pas et qui soient venus dans son antichambre, entrant dans deux ou trois chambres au delà2. » Servient manda, quelques jours après, que le cardinal Altieri, « ayant considéré qu'il serait moins assuré de tout autre que de Cybo, » redoutait la mauvaise fin de sa maladie3. En mai, Cibo alla mieux, et voulant terminer sa convalescence, il « choisit pour sa demeure le noviciat des jésuites 4, » ce noviciat qui, dans quelques années, devait faire des démonstrations publiques contre Lavardin et contre la France.
Uue fois revenu à la santé, il continua de plus belle son jeu de bascule. — D'une part, il assura le duc d'Estrées que, tant qu'il serait premier ministre, le pape n'entrerait pas dans une ligue des princes d'Italie entre eux3 ; il lui témoigna « beaucoup de déplaisir » de ce que le pape lui avait parlé durement de l'archevêque de Paris6; il lui donna raison contre le pape, lorsqu'il avait soutenu contre Sa Sainteté le droit de la France de ne pas reconnaître les décrets des congrégations romaines; il lui déclara qu'il était piqué du peu de respect que le palais lui