‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 393 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Servient à Pomponne, le 5 juillet 1679 (ibid., p. 135-140).

4. Le duc d'Estrées à Pomponne, le 4 octobre 1679 (ibid., t. CCLXII p. 170-171).

l'heureux cardinal Cibo qui venait d'être l'objet de nouvelles libéralités de la part du roi, libéralités auxquelles Colbert de Croissy avait certainement contribué *. En janvier 1680, le pape déclara que le doyen du sacré collège et en son absence le sous-doyen signeraient désormais les expéditions jusqu'à ce qu'il eût disposé de la chancellerie. Depuis la mon du cardinal Barbarin, c'était Cibo qui les signait; en sorte que Cibo fut très sensible à cette décision, et, vu l'application qu'il apportait à glorifier le pontificat d'Innocent XI, cette décision fut, d'après le duc d'Estrées, fort désapprouvée 2. Ce stratagème entre le pape et Cibo avait évidemment pour but de faire croire à quelque dissentiment entre eux et d'augmenter le crédit de Cibo auprès du duc d'Estrées et de Louis XIV. A la fin de mai 1680, Cibo convint que le bref du pape sur la régale était insoutenable3, et que le pape, dans toute cette affaire, était poussé par des gens « malintentionnés4. » Mais, tout en convenant de ces fautes de Sa Sainteté, Cibo ne fit rien contre elles, si bien qu'en juillet il était « blâmé de trop de retenue et de timidité à traiter les affaires5. » Dans sa dépêche du 14 janvier 1681, le duc d'Estrées finit enfin par s'apercevoir aussi de la timidité administrative de Cibo et de la hardiesse de Luca et de Favoriti 6.

Cette timidité de Cibo était d'autant plus coupable qu'il avait plus d'autorité. L'abbé Melani, qui déjà en 1678 avait fait ce reproche à Cibo, le renouvela dans une lettre à Louis XIV, datée de Paris le 21 juillet 1680. Se fondant sur des communications du nonce de Venise, il dit : « Le pape se repose tellement sur M. le cardinal Cybo pour les affaires étrangères, qu'il se contente de ne point voir

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