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fieultés qu'eHe a presque toujours eu (sic) à combattre sous le pontificat de Clément X1. »
Telle est l'histoire de ce conclave d'après les dépêches françaises. Une dépèche envoyée le 4 décembre par le duc d'Estrées à M. de Pomponne, contient ce passage : «Nous avons estimé que le sieur Foucher pourrait mieux informer Sa Majesté du détail de plusieurs choses arrivées dans le conclave qu'on ne ferait par lettres. » En conséquence le sieur Foucher a reçu l'ordre de se rendre à la cour le plus tôt possible2. Assurément le récit de Foucher, qui connaissait la curie romaine et qui parlait de visu3, a dû être fort intéressant.
Quoi qu'il en soit, les fautes de la faction de France sont évidentes. Les d'Estrées ont été trop imprudents et trop timides, du 2 au 30 août, et trop faibles après l'arrivée des cardinaux français. Louis XIV et Pomponne n'ont vu, dans les dépêches des d'Estrées, que l'azur et non les nuages, qui y étaient cependant indiqués; ils ont attaché une importance extrême au cardinal Cybo, qu'ils savaient cependant être l'ami intime d'Odescalchi. Les cardinaux de Bouillon et Grimaldi auraient pu encore à un certain moment sauver la cause française avec les d'Estrées, mais les cardinaux de Retz et de Bonzi étaient évidemment fascinés par le cardinal Altieri, qui avait su gagner non seulement la faction d'Espagne, mais encore les chefs des autres factions, voire même Rospigliosi. C'est donc Altieri qui a triomphé, et avec lui le papisme espagnol et italien. Dans un mémoire de Servient, daté du 12 février 1681, il est dit qu'Odescalchi « nourrissait dans le conclave une liaison secrète avec Altieri, qu'il en voulait tenir la principale partie de son pontificat sous l'apparence d'y être élevé malgré lui4. » Mais il était.