‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 448 sur 473 · Ibid., t. CCCXX1V, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCCXX1V, p

L Ibid., t. CGCXXV, p. 334-337.

rire calme et quelque peu dédaigneux indique le peu de cas qu'il faisait des hommes et de toute chose. Il a été incontestablement l'objet del'envieetde lajalousie; mais qu'il en ait triomphé parla vertu, lui seul peut l'avoir osé dire. Et encore, en le disant, devait-il sourire lui-même et se rappeler sa maxime: «Je ne trompe moi-même personne, tant pis si le public se trompe à l'occasion de ce que je dis. » Il était de ceux qui se servent de la parole pour déguiser et non pour exprimer leur pensée. Son emblème devait, pour offrir quelque vraisemblance et quelque similitude avec lui, contenir un serpent. Il s'est donné, il est vrai, pour l'aigle, essayant de duper la postérité comme il avait dupé ses contemporains; mais personne ne saurait s'y méprendre, aujourd'hui moins que jamais. Au lieu de l'aigle, il eût fallu le vautour, comme disait Lavardin; et, au lieu de traduire sa devise : « Il a vaincu l'envie par la vertu, »il faudrait dire, pour être exact biographiquement : « Il a pratiqué l'envie même par la vertu. »

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