ïbld., t. CCCXXII, p
5. Dépêche du 21 octobre 1684 (ibid., t. CCXC1I, p. 284-295).
mal1. » — Le cardinal Félix Rospigliosi, qui professait cependant les maximes du saint siège, reprocha à Innocent XI de « laisser périr les âmes » dans le diocèse de Pamiers2. — Le prélat Cantelmi dit, en parlant du pape : « che brutale! » Il est vrai qu'il s'exprima de la sorte à l'occasion de son transfert de la nonciature de Venise, à laquelle il était destiné, à celle de Suisse, qui lui plaisait moins3 ; toutefois le mot n'en a pas moins été prononcé.
Mais arrivons aux conseillers intimes de Sa Sainteté. — Le cardinal Cybo, son secrétaire d'Etat, avoua au duc d'Estrées, en lévrier 1681, « que leschoses ne pouvaient pas aller plus mal qu'elles étaient dans ce pontificat4. » Au mois d'août de la même année, le cardinal d'Estrées s 'étant plaint à ce même cardinal d'un changement de procédé, celui-ci « a écouté ces choses avec confusion, et par un haussement d'épaules plutôt que par ses paroles il s'est excusé sur l'humeur du pape5. » Dans sa dépèche du 1er août 1684, le cardinal d'Estrées à dit : « On ne peut révoquer le grand fonds de mauvaise volonté du pape. Le cardinal Cybo, Slusius et quelques autres qui ne sont pas suspects et les plus intimes qui l'approchent, en conviennent G. » — Le cardinal Azzolini fut plus vif. « L'on prétend, écrivit le duc d'Estrées, que le cardinal Azzolin s'est emporté à un tel excès qu'il a dit que le pape était un imbécile et un pusillanime1 . » — D'après un mémoire de M. de la Borde, ancien secrétaire
1. Lettre de l'abbé de Servient à M. de Pomponne, le 5 avril 1679 {Correspondance de Rome, t. CCLX, p. 34-37).
2. Dépêche du cardinal d'Estrées, le 1er août 1684- (ibid., t. CCXC, p. 347-361).
3. Dépêche du duc d'Estrées au roi, le 10 avril 1685 (ibid., t. CCXCV. p. 17-2-180),