LA FJN DU PONTIFICAT DE CLÉMENT X
la chaire de Saint-Pierre comme son prédécesseur (Clément X)1. » Dans un autre mémoire, daté du 29 janvier 1682, il dit de ce dernier qu'il « désavoua, même par un démenti public, un ambassadeur de Sa Majesté, auquel il s'était engagé sept ou huit fois de suite2 ». Servient dit encore que Clément X « n'avait pas eu l'âme désintéressée dans les emplois qu'il avait lui-même exercés; qu'il aquiesçait à toutes les entreprises malhonnêtes de ses neveux adoptifs; que c'était un parfait romanesque sans délicatesse de conscience; qu'il se moquait de tous ceux qui l'approchaient, et qu'il se dispensait souvent, sans nécessité, de prendre une bonne prise de chocolatte avant que de dire la messe, qu'il disait avant le point du jour, ce qui fait voir qu'il aurait pu attendre ». Servient cite des détails « sur toutes sortes de voleries et de ventes d'évêchés, cures ou autres simonies », commises par le cardinal Altieri au su de Clément X3. Le cardinal d'Estrées a aussi stigmatisé « les abus publics et les voleries du gouvernement exposées à la vue de tout le monde4 ». Pendant le conclave de 1676, qui eut lieu entre la mort de Clément X et le pontificat d'Odescalchi, l'abbé de Bourlemont a écrit de ce cardinal à M. de Pomponne que ce serait « un pape pour faire rendre compte à ceux qui ont pillé V Église » pendant le dernier pontificat 3.
Le cardinal Cibo, dit le cardinal d'Estrées, <i m'a parié avec douleur des abus et des malversations qui se commettaient dans les revenus de la chambre, et qu'ayant examiné les dépenses de Civita-Vecchia sur cet article seul, il avait déjà retranché 20000écus,dont le cardinal