‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 127 sur 268 · Arch. de Florence, loc. cit. (dép. du 21 août · texte numérisé non relu

Arch. de Florence, loc. cit. (dép. du 21 août

4. Enquête, dép. Bernardini et Appio, p. 183 à 190. — Nous désignerons désormais par le signe Dép. toutes les dépositions reçues à l'Enquête.

ou se cachent a l'envi l. Les soldats se groupent, s'excitent au bruit, déjà violemment émus par les cris de la foule : il^ s'interrogent les uns les autres, incertains, hantés par l'idée de quelque attaque soudaine. Tout à coup arrivent sur la place, haletants, les Corses du Ponte Sisto se croyant poursuivis par les Français : Calenzana accourt blessé au bras, Marco Vergolé, homme violent, querelleur, joueur forcené, rencontre des camarades clans la via de' Pettinari et leur crie : « Vous restez là vous autres ! et les Corses s'arquebusent avec les Français 2 ! » puis il se précipite sur la piazzetta, montre son épée tordue 3; Luccione, qui survient à son tour, annonce que deux soldats ont été tués4; Giacomo de Toxis le suit non moins troublé5; les récits se croisent, l'effervescence augmente rapidement parmi ces mercenaires plus ou moins aventuriers ; on dit que les Français vont mettre le feu à la caserne 6; on apprend presque en même temps la sortie des domestiques de l'ambassadeur, les bagarres de la via Giulia, le meurtre de Giovanni-Battista d'Ajaccio ; celui-ci vient tomber à demi mort sur les marches de la Trinité 7. L'agression est évidente, il faut se défendre, il faut venger les camarades massacrés; le cri terrible : Aux armes! poussé par Vergolé 8, se propage dans cette soldatesque irritée de longue date contre les Français qui l'ont insultée. Les soldats épars s'accumulent sur la piazzetta, plusieurs perdant la tète, à la lois épouvantés et avides de représailles, prêts a tout.

t. Enquête, dép. Guidetti, p. 191 et 192.

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