‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 134 sur 268 · Ibid., dép. Lanrentî <'i ftfonteacuto, p. 204 a · texte numérisé non relu

Ibid., dép. Lanrentî <'i ftfonteacuto, p. 204 a

la rue Monserrate1, se dispersèrent au plus vite; mais cette déchargée avait fait deux victimes. L'une était un gfarcoD boulanger, Michel Trussil, d'Inspruck; il venait par la rue Monserrate : une balle l'atteignit à la jambe droite, il put cependant se retirer et regagner la boutique de son patron, via Giulia 2. L'autre, nommé Andréa Guarnaccino, né à Carpegna, était le commis du libraire Casone; étourdi par le bruit des premiers coups de feu, il s'était arrêté au coin du palais et de la via délia Morte, lorsque survint une seconde arquebusade ; frappé à mort, il fit un tour sur lui-même et tomba : une balle avait pénétré sous la gorge par le haut de la poitrine et traversant le thorax s'était logée sous l'épaule droite, un peu plus bas que le point d'entrée 3. Alors se produisit une scène émouvante : un moine franciscain de l'Ara Celi qui passait, voyant ce jeune homme étendu, s'arrêta courageusement, se mit à genoux, lui recommanda son âme et lui donna l'absolution : « Est-il mort? » lui demandèrent deux témoins qui s'effaçaient le long des murailles, le marchand Laurenti et Philippe Catalucci. « Oui, répondit le frère, en faisant le signe de la croix : il est avec Dieu. » Le corps de Guarnaccino resta là toute la nuit; le lendemain, il fut porté dans l'église de Santa Catarina délia Ruota, qui est voisine : des voleurs l'avaient dépouillé de la plupart de ses vêtements 4.

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