Ibid , dép. Michel Trussil, p. 83 à
3. C'est avec intention que je note ces détails : on en verra plus loin l'importance. Ils sont consignés dans le procès-verbal de reconnaissance du cadavre. (Enquête, p. 76 à 79.)
h. Enquête, dép. Catalucci, Humiltà, Laurenti et Monteacuto, déjà citées, p. 200 à 211. — Procès-verbal, déjà cité, p. 76 à 79. La mort de Guarnaccino est également indiquée par le duc de Créqui. « Ces gentilshommes ne sortirent pas plutôt dans la place qu'on tira vers eux sept ou huit coups de mousquet dont il y en eut un qui tua un Italien. » Dép. du 21 août. — Relation véritable, etc. : « Un libraire italien au pied des fenêtres du palais », loc, cit. — Autre Relation, n° 36, déjà citée : « Andréa Guarnaccino, da Carpigna, garzone d'un libraro in Parione che casualmente se incontro a passare in dita piazza ». — Mêmes détails dans toutes les autres relations des Archives des Affaires étrangères.
Le désordre tournait à l'émeute et l'émeute au drame. Les Corses, qui avaient commencé à tirailller dès leur évasion de la caserne sur la place de la Trinité, mais sans blesser personne *, continuaient le feu non seulement près de l'ambassade, mais aussi au carrefour de' Balestrari 2. A la débandade, courant effarés dans les vicoli des alentours, ils occupaient en réalité tout l'espace qui s'étend de la Trinité à la place Farnèse et au Campo de' Fiori 3. Le palais, dont on rouvrait sans cesse la porte pour recevoir des gens de l'ambassadeur, se remplissait aussi de Français pourchassés ou croyant l'être ; à 1 intérieur, les gardes, les gentilshommes prenaient les armes. En ce moment critique, le duc de Créqui voulut avec raison se rendre compte personnellement de l'état des choses. Entouré de ses secrétaires et officiers, il sortit de ses appartements particuliers, et entra dans la grande salle dite de Paul III \ située au centre de la façade du premier clage sous les écussons de Farnèse et de France, qui en couronnaient les fenêtres. Cette pièce monumentale dont les murailles sont entièrement couvertes par les fresques de Daniel de Volterre, Vasari et autres maîtres de la même école, éclairée par une large porte vitrée qui ouvre sur un balcon de pierre surmonte aux angles par quatre colonnes de porphyre vert, domine un grand espace '3 : on voit de là, au premier plan, toute la place Farnèse; en face, la rue de' Baullari jusqu'au Campo de' Fiori, à droite la via de'Venti jusqu'au palais Spada, à gauche la via
1. Racconlo dell* accidente, etc. Mb. de L'abbé Salvetti, déjà cité. \n-h. Chigi.