‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 142 sur 268 · Enquête. Constatation de la mort de Bertaut, loc. cit · texte numérisé non relu

Enquête. Constatation de la mort de Bertaut, loc. cit

2. Il est impossible d'admettre avec l'auteur de Y Appendice à V Enquête (p. 420) que les Corses n'avaient pas vu le carrosse de l'ambassadrice. Bertaut était à la portière : « il tenait la portière », dit expressément la lettre de Mme de Créqui. L'ambassadeur s'exprime dans les mêmes termes, ainsi que toutes les relations. Comment supposer que les Corses en visant Bertaut n'aient pas vu le grand carrosse devant lequel celui-ci était placé? Tout au plus peut-on dire qu'ils ignoraient que ce fût celui de l'ambassadrice.

3. On verra plus loin que Carlo d'Ampugnano, Andréa Crovero, Pietro di Montemaggiore sont signalés par tous les témoignages des soldats corses

délia Farina. Cette rue, qui est assez étendue, longe d'abord à droite le mur de San Carlo, puis rencontre au delà, à gauche, celui de Saint-André délia Valle. Elle aboutit aujourd'hui devant cette église sur la via Nazionale ; mais alors elle se perdait dans un dédale de ruelles. Les cochers qui avaient ordre de se rendre au palais du cardinal d'Esté, qui est maintenant la Banque nationale, ont dû prendre la rue du Sudario, qui s'ouvre un peu avant Saint-André, et déboucher, après une course de quelques minutes, à la via de la Pigna, où est situé ce palais, à l'angle de la rue de' Cestari l.

La duchesse y arriva « à demi morte » 2. Le cardinal l'accueillit avec les égards les plus affectueux, le respect qui était dû à son rang et à son titre d'ambassadrice, et en même temps avec l'émotion qu'un tel événement lui devait inspirer. On a écrit qu'elle était « demeurée évanouie plusieurs heures » 3; elle-même n'en dit rien et ne donne dans son récit aucun renseignement sur son séjour au palais d'Esté; elle indique seulement son entrée chez le cardinal, et ajoute : « Une autre que moi serait malade, le sexe n'étant pas accoutumé à de telles aventures » \ Les diverses relations se bornent à rappeler qu'elle demeura environ deux

comme étant rentres les derniers à la caserne, d'où ils étaient sortis les premiers. (Voir Enquête, dép. de Fabio d'Ajaccio, p. 211 à 215, et de Paolo Maria d'Ajaccio, p. 216 à 218.)

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