‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 167 sur 268 · Le cardinaJ Chigi A Lionne, 30 août, loc, cit · texte numérisé non relu

Le cardinaJ Chigi A Lionne, 30 août, loc, cit

i. Il porli iu Castello era contro le constîtuzione e le buone regole fon-

qu'il était dangereux de laisser les Corses dans le voisinage du palais Farnèse, et il décida de les établir à Capole-Case, c'est-à-dire dans un quartier situe à une certaine distance de L'ambassade, et de leur donner en même temps des ordres susceptibles de rassurer entièrement le duc de Créqui *.

Le cardinal Sacchetti revint porter cette proposition à l'ambassadeur, mais celui-ci ne voulut point l'accepter : « Je lui ai répondu, dit-il, (pie les Corses ne seraient pas moins dans Rome pour être dans un quartier éloigné du mien, et que, me pouvant rencontrer à aller dans celui-là comme dans un autre, ce n'était encore rien faire » 2. 11 insista pour leur installation au château Saint-Ange ou leur établissement hors de Rome 3.

On ne saurait blâmer sans doute M. de Créqui d'avoir réclamé l'éloiffnement des Corses de l'enceinte même de

la ville, car il était inadmissible qu'il pût risquer de se trouver en présence d'une troupe qui l'avait si gravement insulté : mais il est bien singulier qu'il passe sous silence, dans son récit, la concession que proposa le Saint-Siège à cet égard. Le pape, en effet, déclara dans son discours au consistoire du 2 septembre « avoir offert d'envoyer les Corses hors de Rome en les remplaçant par d'autres troupes » *. Il semble donc qu'il eût été possible de profiter de ces ouvertures pour entrer en négociations plus intimes, faire appel aux sentiments du Saint-Père et de plusieurs cardinaux de la congrégation, et du moins qu'il eût été sage de ne pas opposer un refus aussi catégorique à des proposi-

damentali del governo le quali non ammettono in Castello soldati d'altre natione che vassali délia Santa Sede. » Chigi à Lionne, loc. cit.

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