‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 197 sur 268 · et 2. Dép. de Grimani du 12 septembre, /oc. cil · texte numérisé non relu

et 2. Dép. de Grimani du 12 septembre, /oc. cil

3. Dép. de Grimani. — Résumé lu au eonsistoirc du 25 septembre, déjà cité, /oc. cit.

ï. Dép. de Grimani, loc. cit. — Résumé lu au consistoire, déjà cité. « Il Rc subito uscito dal consiglio si ritiro nelle suc stanze ;i Leggere le lcttere -«nu Lions et Le Tellicr. » — Àrch. Vat., dép. du nonce du 12 septembre,

362 L AMJ1ASSADK DU DUC DU CREQUI.

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Le lendemain matin, 12, Mgr Piccolomini vit an à Gonesse un simple exempt des gardes 1 chargé de lu notifier l'ordre de Sa Majesté. Ce procédé, si différenl d l'invitation d'aller à Meaux apportée courtoisement a nonce, à la première nouvelle de l'attentat, par le comte de Brienne, attestait combien le départ du duc de Créqui, provoqué par l'attitude du Saint-Siège, avait profondément ulcéré le roi. Toute la Cour partageait l'irritât i du maître : l'ambassadeur de Venise raconte que, dan l'entourage de Sa Majesté, beaucoup de gens, qu'il n nomme pas d'ailleurs, « exagéraient les faits, poussaient 1 Prince aux extrêmes, lui donnaient les conseils les plu inopportuns et les plus éloignés de la convenance et de 1* justice » 2. On circonvenait Le Tellier, on intéressait son amour-propre en rappelant que, s'il avait, il est vrai, un fils abbé à Rome dont il souhaitait l'avancement, on n'en était pas moins certain qu'il était trop fidèle sujet pour ne pas faire tout au monde en vue d'obtenir la réparation due à Sa Majesté et à la France 3. On s'échauffait jusqu'à prétendre qu'il fallait faire reconduire le nonce par des agents de police et non plus par des mousquetaires 4. Enfin la reine Anne d'Autriche elle-même, jusqu'alors inclinée à la modération, était devenue « feu et flammes » s : on peut dire qu'il n'y avait qu'une voix à Saint- Germain en faveur des résolutions les plus sévères contre le Saint-Siège et même contre le nonce.

Ce dernier, en recevant l'ordre décisif qui lui était communiqué avec tant de rudesse, fut vivement ému, mais s'efforça encore de retarder son départ. Il pria l'exempt

1. o Per un simplice esente délie guardie. » Dép. de Grimani, ibid. — « L'officiale che me l'haveva po-rtato. » Dép. du nonce, 12 septembre. Arch Vat., n° 121.

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