‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 237 sur 268 · Enquête, p. 85 à 88 et p · texte numérisé non relu

Enquête, p. 85 à 88 et p

l'enquête et le procès de la garde CORSE. 441

aboutit au coin de la via de' Pettinari, puis l'assassinat de Giovanni Battista d'Ajaccio. Sa déposition est assez précise et d'une certaine valeur '.

La suivante émane d'un nommé Domenico Balcli, garçon de l'herboriste chez lequel Giovanni Battista d'Ajaccio a été frappé parles gens de l'ambassade. Son patron, messer Giovanni, n'a pas été appelé à l'enquête : mais Domenico Baldi était dans la boutique située tout près du pont, près du collège de Saint-Sixte, à l'extrémité de la via Giulia, au moment où le soldat corse pourchassé s'y est précipité : il a vu que les agresseurs étaient des Français en troupe, armés d'épées et de fourches, et qu'ils ont attaqué le fugitif. Mais ce jeune homme paraît avoir été |ffolé par le tumulte : sa patronne, tenant son enfant dans ses bras, poussait des cris de terreur, et lui-même, de son propre aveu, ne s'aperçut même pas au premier moment que Giovanni Battista d'Ajaccio eût été blessé, non plus que du départ de ce malheureux. Sans chercher à le secourir, il ne songea qu'à fermer au plus tôt sa boutique 2.

En face de cette échoppe, se trouvait celle d'un marchand de ferraille, Domenico Vinci, qui n'était pas beaucoup plus brave . Il raconte qu'après avoir vu de sa fenêtre la foule de Français armés, notamment l'homme vêtu de gris avec rubans incarnat et blanc dont nous avons indiqué précédemment la présence, et après avoir remarqué, maigre son trouble, que ce personnage frappait d'estoc et de taille dans la boutique de l'herboriste, il ne s'occupa que de porter secours à sa femme qui s'était évanouie cl ne s'enquit pas davantage de ce qui avait pu s'ensuivre 3.

Enfin le dernier témoin de cet épisode est un nommé Angelo Miliacci, serrurier en face l'égoûl du Ponte Sisto

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