‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 28 sur 268 · Voir chap. vin · texte numérisé non relu

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7. Instructions au duc de Gréqui. {Recueil, déj. cit., p. 125.)

Il connaissait à fond la cour de Rome, et montra beaucoup de perspicacité lorsqu'au lendemain de l'exaltation du cardinal Chigi, il prédit ironiquement au cardinal de Retz qui l'avait si ardemment provoquée « qu'il avait fait un choix dont il se repentirait en son particulier » ', ce dont Retz ne devait pas en effet tarder à s'apercevoir. Il finit par se retirer tout à fait dans son archevêché d'Àix, où il fut très populaire par ses œuvres de charité et très apprécié pour sa bonne grâce. Mme de Sévigné, qui aimait en lui le pasteur des Grignan, le vante en plus d'un passage, lui souhaite une longue vie, n'en parle jamais que dans les termes de la plus affectueuse vénération 2. Les vœux de ses ouailles furent accomplis, car il mourut à quatre-vingt-huit ans, en 1G85, très regretté de son diocèse. Toutefois, au point de vue des affaires du roi à Rome, et quelles que fussent les éminentes qualités de ce prélat, il ne pouvait être d'aucun secours à l'ambassade de France, étant fort mal vu d'Alexandre VII, et suspect à double titre comme très Français et comme ancien adversaire.

Il en était de même, pour d'autres motifs, des deux autres cardinaux de la faction, Maidalchini et Orsini ; le premier vraiment indigne d'en faire partie, et le second, si considérable qu'il fut par sa naissance et ses entours, lui restait inutile, faute de sincérité et de dévouement.

Francesco Maidalchini était une des plus tristes créatures du népotisme. Né vers 1630 à Viterbe, neveu de donna Olimpia, il avait été élevé, à seize ans, au cardinalat par Innocent X qui n'avait v^dé qu'à regret à la volonté de sa belle-sœur. Les contemporains sont unanimes sur ce personnage. En L648, L'ambassadeur vénitien AI vise Contarini le dépeignait ainsi qu'il suit au Sénat de Venise : « C'est un sujet reconnu absolument incapable de tout gouvernement;

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