‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 30 sur 268 · Relazioni, etc. Relation de Giustiniani, p. 12G et · texte numérisé non relu

Relazioni, etc. Relation de Giustiniani, p. 12G et

résolût à l'éloigner de Rome *. Le cabinet du Louvre ne cessa de réclamer, bien à contretemps, contre cet exil déguisé, et nous verrons plus tard qu'il usa maladroitement son crédit en insistant pour cette mauvaise cause. Le pape traitait Maidalchini selon les mérites du personnage, et le roi se faisait tort «à lui-même, par un amourpropre mal placé, en assurant le bénéfice de sa protection au neveu de donna Olimpia.

Il était au contraire de fort bonne politique de rechercher le concours du cardinal Virginio Orsini dont la puissante maison n'avait d'égale à Rome que celle des Colonna. Il était un peu jeune sans doute et trop ami des plaisirs 2, mais ses richesses, l'illustration de sa race, son esprit actif et la crande situation de son frère le duc de Brancaccio3

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étaient fort à considérer. On lui avait donc donné la com-protection des affaires de France qu'il cumulait avec celle de Pologne, et il marqua à l'origine beaucoup de zèle pour la cause du roi. Mais ce zèle était assez peu solide : le cardinal Orsini, sans qu'on pût dire avec Retz, son ennemi, qu'il avait « l'âme du monde la plus vile »*, était d'un caractère flottant, rebelle à toute discipline, et de plus, fort susceptible pour tout ce qui touchait à la dignité de sa famille ou à ses propres intérêts. Il gardait rancune au roi du refus opposé à la prétention du duc de Brancaccio d'avoir le privilège de la main chez les ambassadeurs de France 5. Il était mécontent de quelques chicanes sur « un reste de pension qui n'était que de mille écus » f>, et l'on ne pouvait compter avec certitude sur son concours. Nous aurons à raconter sa fâcheuse conduite pendant la mission

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