Ibid
sa magnificence ' ; Harrach était archevêque de Prague et l'un des plus grands seigneurs de Vienne 2; le landgrave de Hesse, protestant converti, plus militaire qu'ecclésiastique, avait pour lui son rang de prince3; Sforza, de la maison des princes de Milan, avait abandonné la tradition des siens, qui s'étaient toujours montrés Français, pour entrer dans le groupe espagnol, espérant préserver ainsi les biens que son frère, le duc Paul, possédait en Lombardie*, et aussi par hostilité personnelle contre Mazarin s.
Les trois autres cardinaux du groupe espagnol indiqué dans les Instructions étaient Carlo-Giovanni de Médicis fi, le cardinal d'Aragon 7 et Astalli \ 11 est inexplicable qu'on n'ait pas adjoint à cette liste le premier cardinal de Médicis, doyen du Sacré Collège, oncle de Carlo-Giovanni, qui avait toute la confiance, et comme on disait alors « le secret » du Roi Catholique ; c'était le véritable chef de la faction espagnole. Cardinal depuis 1620, de la création de Paul V Borghèse, il avait exercé une haute influence dans les conclaves de Grégoire XV, Urbain VIII et Innocent X. Ce personnage très dévoué à la maison grand-ducale qui recevait elle-même ses inspirations des cabinets de Madrid
1. Cardinal depuis 1623, créé par Urbain VIII. — Voir Relazioni, etc. Relation de Giustiniani, p. 111.