‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 36 sur 268 · Mém. de Retz, éd. cit., p. 316, 321 et · texte numérisé non relu

Mém. de Retz, éd. cit., p. 316, 321 et

•2. Voir ;>u présent chapitre, III.

3 Relation apocryphe de Corrcr, P. 85. —Relazioni, etc. Relation de Gms- )iniani p< i.-,:. et de Gorrer, p. 222. Ottoboni. né en Kilo, était, comme tous lei membres de l'escadron, cardinal de la création d'Innocent X. —lape en 1689, il mourut en 1691.

d'Alexandre VIII l. Borromeo, Milanais, de l'illustre maison de saint Charles, était légat en Romagne et passait pour extrêmement honnête et sincère 2. Le Napolitain Acquaviva avait du son élévation à sa haute naissance : le parti espagnol était mal satisfait de lui. Naples appartenant au Roi Catholique, il semblait que ce personnage dût être attaché au cabinet de Madrid. Il n'en était rien cependant : Acquaviva demeurait libre, et comme il avait de l'esprit et de l'activité et qu'il était fort grand seigneur, il apportait à l'escadron un concours utile 3. Pio, de Ferrare, était assez insignifiant, ainsi que Gualtieri : on a vu que Retz représente le premier comme un peu précipité et le second fort réservé : ils n'ont joué aucun rôle saillant4. Homodei, de Milan, d'une très riche famille alliée aux plus grandes maisons d'Espagne, était un prélat fort religieux et en dehors de toute intrigue. On l'estimait pour ses vertus et sa franchise, mais son influence était nulle 5.

Le cardinal Albizzi, au contraire, pouvait passer pour un personnage fort étrange, médiocrement ecclésiastique; ses ennemis le prétendaient athée : il était seulement grand railleur, violent, brutal même dans son langage sarcastique, impitoyable pour ses adversaires, dune allure d'esprit pétulante et audacieuse. On citait ses bons mots, peu charitables pour ses collègues 6. Il aimait toutes discussions, théologiques ou autres 7, et se mêlait volontiers à

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