‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 38 sur 268 · Ibid., p. 81 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 81 et

5. Ibid., p. 76. 11 était cardinal depuis 1652 : il passait pour favorable au fond à l'Espagne. (Voir Recueil des Instructions, déjà cité, p. 278.) Il parut un instant « papable » au conclave de 1676.

6. M. Petruccelli délia Gattina rapporte un grand nombre de traits aigus du cardinal Albizzi : il le représente comme « ne respectant rien, ne craignant personne, sacrifiant la justice, le droit, la vérité, à une saillie;... redouté et estimé, bon à tout et incapable de rien », loc. cit., p. 211.

7. Me'm. de Retz, déjà cités, p. 340. Retz rappelle qu'Albizzi avait aigre-

tous les incidents. Moine, et, disait-on, pensionné par les Jésuites *, il l'était aussi, en secret, par la France 2 sans appartenir d'ailleurs officiellement au parti français. Son avarice était de notoriété publique 3. L'apocryphe relation de Correr en parle avec malveillance : « Croyant, dit l'auteur, qu'il ne peut devenir plus grand qu'il est par le moyen d'une éminente vertu, il veut éprouver s'il y pourra réussir par des extravagances. C'est ce qui fait qu'il parle librement contre la corruption du siècle;... comme il n'est pas lui-même sans défauts, on s'étonne qu'il soit si hâté de censurer ceux des autres;... cela est mal pris au Palais, mais on le laisse dire, en faisant semblant de ne pas l'avoir entendu. » C'était lui qui, en conclave, répondait à Antonio Barberini, lequel lui demandait quel était son candidat : « Votre Eminence, si elle avait un peu plus de cœur et beaucoup plus de cerveau, avec moins d'hypocrisie et beaucoup moins de bassesse ». C'était lui encore qui disait aux jeunes cardinaux : « Je voterai pour le cardinal Nemini (personne) ». Ses traits d'esprit tournaient, comme on voit, fort souvent à l'invective. On le redoutait : ses critiques, souvent fort injustes et vaines, venaient aussi quelquefois d'un sentiment supérieur : Alexandre VII l'appelait « un néant sublime » \ Ce moine, d'une vaste et brillante intelligence, était considéré comme « papable » ; mais sa candidature ne fut jamais, en aucun conclave, sérieusement débattue. Cependant, par une incroyable ignorance de sa véritable situation à Rome, la Cour du Louvre, ne voulant se souvenir que de l'ancienne intimité d'Albizzi avec le cardinal Mazarin, de ses sympathies pour sa politique, et aussi le considérant à bon droit comme « un homme résolu, actif et

ment controverse avec le cardinal Chigi (depuis Alexandre VII) sur la doctrine de saint Augustin.

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