‹ Louis XIV et le Saint-SiègeChapitre 39 sur 268 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

\. I'ctruccelli délia Gattina, loc.cit., p. 211.

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hardi », persista longtemps à le recommander à ses ambassadeurs comme un de ses candidats à la tiare. En l<>(>2, le Roi le désignai éventuellement au second rang de ceux « qu'il souhaiterait de voir élevé au pontificat » ' ; plus tard, en 1666, au conclave qui suivit la mort d'Alexandre VII, il le mettait au premier rang 2, et de même en 1669 à la mort de Clément IX 3; mais en 1676, après la mort de Clément X, le Roi, mieux instruit, et qui clans l'intervalle avait supprimé sa pension au cardinal Àlbizzi, donna à son ambassadeur des instructions toutes différentes : il signale « l'esprit dur et vindicatif» du personnage, et ajoute : « les cardinaux de ma faction ne peuvent trop s'opposer, si l'occasion s'en présentait, aux dispositions qui paraîtraient en sa faveur » \ C'était une précaution inutile. Albizzi n'eut jamais aucune chance. Ce cardinal avait été marié dans sa jeunesse et il avait plusieurs enfants : puis il était devenu moine, sa vie était fort austère, son mérite incontestable, et il était une force pour l'escadron volant autant par sa perspicacité et son intelligence que par la frayeur qu'il inspirait à ses adversaires. Il mourut en 1688.

Mais l'âme du groupe et son véritable directeur était le cardinal Àzzolini, autrefois secrétaire des Brefs, homme d'intrigue, admirablement doué, l'un des auteurs de la disgrâce d'Astalli sous Innocent X : « Jeune encore, de la plus aimable physionomie, il parlait et écrivait avec une élégance rare et possédait au plus haut degré le don de plaire et d'insinuer » s. Christine de Suède, dont il administrait la fortune et gouvernait la maison à Rome avec un zèle dont la malignité publique tirait d'assez scandaleuses conséquences, en parlait avec enthousiasme : « il a l'esprit et l'habileté d'un démon, écrivait-elle, la vertu d'un ange,

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