VIII INTRODUCTION
curieux détails dans les Lettres et Papiers de Colbert réunis par Pierre Clément, dans les Lettres de Mme de Sévigné et de Bussy Rabutin, dans plusieurs histoires contemporaines, ou écrits divers, relatifs à la Cour de France, au Saint-Siège, aux personnages et événements de l'époque. On trouvera, dans les annotations qui accompagnent le texte, la désignation exacte de tous les documents dont je me suis servi.
Je remplis maintenant un agréable devoir en exprimant toute ma gratitude aux personnes qui m'ont donné leur appui ou leur aide pendant la durée de mes études. Je remercie d'abord M. Ribot, Ministre des Affaires étrangères, qui s'est intéressé si gracieusement à mon travail et m'a assuré le concours de son département. Je rappelle, dans un sentiment tout particulièrement affectueux, le nom de mon savant collègue et ami, M. Girard de Rialle, chef de la division des archives au Ministère des Affaires étrangères : non seulement il a mis à ma disposition avec une inaltérable complaisance les richesses du dépôt confié à ses soins, mais encore son érudition, sa sagacité, ses bons avis, les facilités qu'il n'a cessé de m'accorder, m'ont été du plus grand secours. Je ne saurais oublier de mentionner les services que m'ont rendus ses collaborateurs, notamment M. Farges, rédacteur, M. Desbuissons, géographe, et aussi mon cher camarade le baron d'Orgeval, bibliothécaire du Ministère.
J'ai trouvé également le meilleur accueil aux Archives de la Guerre, dont l'accès m'a été ouvert par M. de Freycinet avec la sympathie qu'il m'a témoignée d'ailleurs pendant toute ma carrière : le directeur du dépôt, et le chef du bureau, mon ancien condisciple M. Huguenin, ont beaucoup simplifié mes recherches. Je n'ai eu, de même, qu'à me féliciter de l'empressement que m'ont toujours montré M. Léopold Delisle, réminent directeur de la Bibliothèque de la rue de Richelieu, et le personnel de nos Archives nationales.
Je suis heureux d'offrir l'hommage de ma vive reconnaissance à toutes les personnes qui, lors de mon séjour spécial à Rome en 1890, m'ont témoigné tant de sollicitude, à Son Eminence le Cardinal Rampolla, secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, qui a bien voulu donner, avec la plus affable bonne grâce, les ordres nécessaires pour mon admission aux Archives du Vatican; au savant conservateur de ce dépôt, le R. P. Denifle, qui m'a communiqué les volumes de la Nonciature de France; à l'érudit